"Tout le monde connaît le charme
de ces yeux orientaux dont l'éclat s'augmente de cette ligne noire due à
l'emploi du khôl, en usage dans tout le Levant. Cette invention donne à l'œil
un attrait tout particulier, je ne sais quoi de léonin et d'un peu farouche qui
anime ces petites mines douces et régulières"
Eugène
Delacroix.
La légende raconte que lorsque l'éclat du Seigneur parut sur le mont du Sinaï,
il embrasa la montagne entière et en calcinant toutes ses pierres, les
transforma en khôl...
Le khôl est une fine poudre dont la couleur varie du bleu nuit irisé au noir profond en passant par le gris anthracite. Elle est obtenue en broyant de l'antimoine, un minéral métallisé.
Le khôl est une fine poudre dont la couleur varie du bleu nuit irisé au noir profond en passant par le gris anthracite. Elle est obtenue en broyant de l'antimoine, un minéral métallisé.
Au-delà des légendes... les vertus thérapeutiques du Khôl

Dernier rempart de séduction des femmes voilées du Ajjer (touaregs), les yeux étaient la seule partie du visage qu'elles pouvaient découvrir. Il n'y avait pas de femme qui n'eût en sa possession une de ces fioles remplies de poudre noire.
La préparation du khôl
La recette de cette poudre varie de l'Irak au Maroc, chaque région et chaque femme avait sa propre recette, ses propres secrets. L'une des recettes classique consistait à mélanger en proportions égales de la Toutia (sulfate de cuivre), du Cheub (alun calciné), du Zenjar (carbonate de cuivre) et quelques clous de girofle, puis de réduire les différents ingrédients dans un mortier. Au Maroc, on y ajoutait même quelques gouttes d'huile d'olive pour le rendre plus doux à l'application. Puis on recueillait la poudre dans un vase en terre, que l'on exposait à une petite flamme. Après quoi, on la tamisait à travers un mouchoir.
La fine poudre noire recueillie était enfermée dans de petites fioles, appelées Mekhal.
Ces fioles étaient fabriquées dans des matières aussi diverses que le verre, le plomb, le cuivre, l'argent ou l'or pour les plus riches... le Mekhal étant considéré comme un accessoire de luxe. La femme orientale appliquait le khôl à l'aide d'un bâtonnet à l'embout arrondi, le Meroued, en bois, ou mieux, en mérold, c'est-à-dire fabriqué à base de corne de mouton.
L'application du khôl

La femme orientale fait glisser adroitement le bâtonnet sur sa paupière inférieure en la tirant vers l'extérieur, les yeux clos de préférence, pour que le fard s'estompe et donne aux yeux un aspect velouté.
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